Gainsbourg en Jamaïque

Il y a 20 ans, le 2 mars 1991, mourait Serge Gainsbourg.

Il y a 32 ans, il arrivait à Kingston en Jamaïque.

C’est ce que nous vous offrons ce soir à Cabaret Diaspora, un mix nous éclairant sur le reggae et Serge Gainsbourg et nous présentant un son particulier à cette époque située entre 1975 et 1981, période dites Reggae du très anisé Serge Gainsbourg.

Un mix monté pour vous par monsieur Damien Laval.

Quand Gainsbourg arrive à Kingston en janvier 1979, il a d’abord envie d’une expérience musicale. Les ventes de sa chanson Sea, Sex And Sun ont été excellentes l’été précédent mais il n’a aucune retenue à expliquer qu’il l’a faite « pour le blé ». C’est autre chose qu’il vient chercher en Jamaïque.

Par l’intermédiaire de la maison de disques de Bob Marley, il contacte les I Threes, choristes des Wailers, ainsi que Sly Dunbar et Robbie Shakespeare. Respectivement batteur et bassiste, ces deux-là sont inséparables et leur jeu fait déjà figure de référence dans les studios jamaïcains. « Il y a une telle puissance dans cette rythmique. C’est tellement dynamique. Pourtant, si je me rappelle les angoisses de ces six jours, les interrogations… C’était six jours à 400 km/h », se souvient le chanteur.

Sly et Robbie

L’accueil des musiciens est assez froid, mais tout change lorsqu’ils apprennent que celui qu’ils accompagnent est l’auteur de Je t’aime moi non plus, le seul titre de la chanson française qu’ils connaissent. En une semaine, les dix morceaux sont terminés. « Pour moi, c’est le meilleur album reggae fait par un non-Jamaïcain », lâche sans hésitation Sly Dunbar. En France, le public lui donne raison : Aux armes et caetera s’écoule à un million d’exemplaires et permet à Gainsbourg d’occuper, pour la première fois de sa carrière, la tête des hits parades.

(extrait d’un article paru sur rfimusique.com et écrit par Bertrand Lavaine)

Aux armes et caetera, l'Équipe.

Gainsbourg et le reggae

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